Gérard Perrin

Le bonheur est notre nature même.

Il n’a donc pas à être construit ou développé, et aucune stratégie n’est nécessaire pour l’atteindre.

Il en est de même toutes les valeurs essentielles qui fondent l’espèce humaine : l’amour inconditionnel, la joie sans cause, la paix, l’unité, la tranquillité, la sérénité, l’équanimité, etc. Elles sont la première manifestation de ce que nous sommes.

Toutes ces qualités sont par conséquent toujours présentes en fond, mais masquées par des croyances erronées lourdes de conséquences.
Réaliser leur fausseté libère définitivement de leur carcan.

La plus lourde de conséquences, celle qui est à l’origine de toutes les souffrances de l’humanité, est la croyance en un individu séparé appelé « moi » qui serait capable par lui-même de penser, d’agir, de faire des choix. En réalité, si l’on y regarde de près, il n’y a pas de « moi », il n’y en a jamais eu, il n’y en aura jamais. Aucun « moi » n’a jamais rien fait et ne fera jamais rien.

Le savoir et même le voir par intermittence n’est pas suffisant.

Cela doit être réalisé pour être définitif.

Cette « réalisation » dévoile le fond sur lequel vient s’inscrire tout ce qui arrive. Il est fait d’amour pur, de paix, de joie, d’unité, d’accueil, de bonheur… quelles que soient les circonstances extérieures.

Tous les « sages » de tous les temps l’ont toujours affirmé.

Depuis quelques décennies, de plus en plus d’occidentaux partagent cette vérité et de plus en plus nombreux sont ceux qui « réalisent » l’absence de « moi » et voient se transformer de façon définitive leur rapport à l’existence : leur recherche s’achève, une tranquillité souriante nourrit leur quotidien, un accueil naturel et sans effort de ce qui arrive se révèle, le sentiment d’être séparé de soi-même, des autres et du monde disparaît…

La « voie sans voie » est simple et accessible à tous ceux qui le souhaitent.