Marion Renault

Je Suis

Avant d’être une personne dans le monde avec un nom et des caractéristiques particulières, » Je Suis ».

L’éveil, c’est de passer de la compréhension intellectuelle de cette phrase à l’expérimentation directe de cette Réalité.
Laissez simplement résonner « Je Suis » , laissez la conscience d’être vous « emplir » jusqu’à prendre toute la place.

Ne dirigez pas l’attention « vers », mais plutôt laissez la se détendre :
N’écoutez pas les pensées qui surviennent, ne retenez pas les images qui se superposent, ne vous concentrez pas sur une sensation particulière du corps.

Subsiste alors ce que l’on appelle une « a-perception » . Quelque chose est là mais vous ne pouvez rien en dire, vous ne pouvez pas non plus la capter.
Demeurez simplement en tant que cela.
Car c’est ce que vous êtes, on pourrait dire sans aucun « artifice ».
Je Suis, Conscience d’être.
Puis lâchez même les mots « je » et « suis ».
Se dévoile alors ce que vous êtes intimement et simplement,
Votre vrai visage.

Etre est sans effort

Être" est sans effort

Quel effort vous faut-il faire pour que le cœur batte ?
Quel effort vous faut-il faire pour sentir le parfum de la rose ?
Quel effort vous faut-il faire pour entendre ?
Quel effort vous faut-il faire pour ressentir l'amour, la colère, la peur ?


Et si tout, absolument tout arrivait de soi-même ?
Et si alors les pensées arrivaient aussi ainsi, sans effort ?
Et si les choix, l'apparente volonté individuelle s'effectuaient aussi d'eux-mêmes ?
Et si tout, absolument tout arrivait ainsi, sans aucun contrôle ?
Et si il n'y a avait personne aux commandes de l'organisme ?
Et si "je" ou "moi" ne faisait pas référence à l'organisme corps-esprit 
Qu'êtes-vous alors ?

Être ?

Et si "Être" ne fait pas référence à l'organisme, il ne serait donc ni une sensation, ni une perception, ni une pensée, ni une image ?
Pourrait-il être là sans qu'on puisse le percevoir ?
Pourrait-il être Cela même qui demeure lorsque tout ce qui est perçu est déposé ?
Et si vous ne pouvez vous en saisir,
Pourrait-il être votre nature-même ?
Ce que vous êtes réellement ?
Être accueillant, enveloppant toute la manifestation, y compris l'organisme ?
Car en vérité comment pouvez-vous voir ce que vous êtes ?
Quel effort faut-il alors faire pour être?
Combien d'années de recherche faut-il pour être ?
Quel travail sur soi faut-il faire pour être ?
Que faut-il ajouter au négliger pour être ?

Être suffit amplement !
Et demeurer en tant que Cela,
Cesser de porter attention aux pensées liées à l'idée d'un quelqu'un qui doit progresser pour être.
JE SUIS

Alors le reste sera donné par surcroît, comme une caresse de soi à soi sans attente, sans accroche.
Vous saurez, de Connaissance pure et en tant qu'Être, que vous êtes déjà ce que vous avez toujours cherché :  joie, amour, paix et lumière même du monde.
Notre nature lumineuse précède toute expression, toute manifestation.
Marion

Plus...

L'état non-duel

"L’état non duel" n’est pas une expérience, ce n’est pas un concept, ce n'est même pas un état que l'on pourrait expérimenter. Il résulte de la réalisation de notre nature véritable. Ce n’est pas « savoir » ce que c’est, c’est devenir consciemment Cela entièrement. En réalité nous ne pouvons le "connaître", nous ne pouvons que vivre depuis et en tant

que Cela. Et c’est la simplicité même car nous l’avons en réalité toujours été. Cet état est tout simplement naturel, c'est ce qu'on appelle l'êtreté.

Dans cette réalisation, il nous est donné de « voir », de vivre qu’il n’y a jamais eu personne pour décider quoi que ce soit, le « moi » n’a jamais existé. Alors bien sûr cette réalisation se fait également sans « moi ».
Il nous est aussi donné de « voir », de vivre que nous sommes Un. Il n’y a plus moi et le monde. Je suis cela même qui embrasse et est toute la manifestation.

Le « voir » n’est pas un mouvement des yeux, nous sommes vision. Et le paradoxe est que, tant qu’il y a recherche avec l’idée d’être une personne, alors cela ne peut être perçu car «celui» qui cherche est la pensée même qui a besoin d’être déracinée. L’état non duel ne doit pas être confondu avec les bénéfices secondaires ou aspects positifs qui peuvent suivre un instant de réalisation. La félicité, la joie souvent décrites ne sont pas l’état non duel, elles sont des apparitions expérientielles, conséquences de cette réalisation.

L’état non duel n’est pas un mieux-être personnel, une expérience délicieuse ni même un état de perfection. Ce qui ne veut pas dire que des transformations au niveau du corps mental n’auront pas lieu. Il n’y aura simplement plus aucune accroche à cela, plus aucun désir de changement, d’amélioration personnelle. Il y a simplement ce qui est, ce qui apparaît, dans l’Instant. Et c’est la perfection de l’Instant.

L’état non duel n’a rien à voir non plus avec les expériences mystiques ou merveilleuses, les états modifiés de conscience ni même les expériences brèves d’éveil. Ce que nous sommes est la Source, l’amont de toute expérience.

Il n’est pas non plus la disparition de l’égo (ensemble des pensées crues). L’éveil a pou conséquence la chute, généralement progressive, de conditionnements et des pensées crues,
la première d’entre elles étant l’arrêt de la croyance en l’idée « moi », auteur des pensées et des actes.


Ce moment spécifique est souvent suivi d’une période plus ou moins longue que l’on peut qualifier de lune de miel où tout s’écoule alors, dans la fluidité du moment, sans aucune
résistance. Puis il n’est pas rare de voir revenir l’ancien système de pensées ressurgir avec une impression d’oscillation entre être Conscience et un retour à l’état duel. La différence
étant que cela n’arrive plus « à moi », personne, mais « en moi », Présence Conscience.

Ce que je suis se révèle à lui-même de plus en plus clairement. Et cela se manifeste dans le monde par une simplicité naturelle qui ne peut être décrite.
Un Instant simple perçu tel qu’il est, une merveille ordinaire.

Marion Renault

Plus...

Le silence est d'or

Simplement lâcher l'attention vers... les pensées, les sens du corps, les perceptions,

Lorsque l'attention se résorbe en elle-même, lorsqu'elle se détend de toute fixation, vous allez découvrir un silence.

Il est si proche et tellement là que vous n'y faisiez même pas attention.
Un silence, jusque-là quasiment ignoré, voilé par les tensions de l'attention sur un "autre chose".
Ce silence est trésor, un trésor à "cultiver", à laisser être.
Fusionnez avec ce silence,
C'est-à-dire voyez que vous n'en êtes pas séparé, différent.
Découvrez qu'il emplit tout, qu'il est porteur du monde,
Puis découvrez qu'il "est monde.

Ce silence est guérisseur des blessures du monde,
Il est guérisseur des blessures de l'âme.
Car ce silence est Amour même,
Il infuse la matière,
il étreint le monde,
Il épouse la forme,
Il est tout.
Sans aucune préférence.
Sans aucune intention.
Sans aucune demande ni exigence.
Une communion intime.
Il est Cela même que nous sommes.

Plus...

Ce que nous sommes ne se trouve pas du côté du perçu

Ce que nous sommes ne se trouve pas du côté du perçu
L'attention portée uniquement sur le perçu est appelée identification au perçu.
Cette identification apparente n'est en réalité qu'une impression car il n'est personne aux commande de l'organisme pour pouvoir s'identifier.
Lorsque cette première impression est crue réelle, elle entraîne d'autres impressions comme celle de se sentir séparé, seul, ou bien à l'inverse d'être encombré ou chargé de quelque chose en trop.

Je vous invite à retourner l'attention vers la source du perçu,  tout le perçu.
Vous allez alors réaliser qu'il y a là quelque chose qui perçoit les pensées, les sensations, les perceptions mais que vous ne pouvez vous en saisir.

Ne cherchez surtout pas de ce côté car alors  l'attention sera à nouveau tournée vers le perçu pour y trouver quelque chose.

Qu'est ce qui demeure avant tout le perçu ?

Vous pouvez aussi simplement détendre l'attention en soi jusqu'à ne plus rien fixer en particulier, jusqu'à négliger le perçu, comme si les yeux de l'organisme rentraient dans les orbites.

Puis observez, observez bien.
Ce qui demeure  est il encombré ?
Ce qui demeure exprime t-il un manque ?
Ce qui demeure refuse-t-il une perception, une pensée ou bien englobe t-il déjà tout ce qui survient ?
Ce qui demeure s'en vient et sans va ou bien est-il fixe ?
Ce qui demeure est-il séparé de l'organisme, du monde ?


Etablissez-vous en tant que Ce qui demeure,
Sans vous attacher à aucun mot.
Car en réalité il n'est personne pour s'y établir.

Ces mots ne s'adressent pas à l'organisme mais à ce qui demeure.
Car vous êtes Cela
Vastitude,
Présence,
Paix éternelle,
Ces mots ici n'ont pas vraiment d'importance,

Ne cherchez pas du côté du mental, vous ne vous y trouverez pas car le mental fait aussi partie du perçu.
Ce qui importe est ce vers quoi ils renvoient directement,
Ce qui importe est de réaliser que nous sommes Cela.

Gratitude

Le "manque d'amour"

Nous ne sommes pas un organisme animé de la Présence
Nous sommes la Présence qui habite l'organisme :
Sentiment d'être
il n'est absolument rien de mystérieux dans cela,
personne ne peut nier sa propre existence,
Nous ne pouvons pas non plus nous oublier nous-même, il n'est donc pas question de nous rappeler de nous-même.
Ce qui est éphémère ne peut être réel, ne cherchez donc pas dans le monde ce que vous êtes.
la Réalité est la réalité, elle ne peut avoir d'existence propre séparée et temporaire.

La souffrance débute lorsque nous attribuons la Présence à l'organisme corps-esprit,
car alors elle fait naître l'idée d'un manque et d'une incomplétude.
Le manque d'amour ressenti n'est jamais lié au monde mais à l'absence d'un vivre en tant que Présence,
La fébrilité est un manque de nous-même en tant que nous-même.

Demandez-vous quelle est votre identité permanente, celle qui demeure ?
et établissez-vous en son sein.
S'établir en son sein ne signifie pas un quelqu'un qui peut s'y établir,
cela signifie simplement être conscience et vivre en fonction de cette réalité.

Nous sommes Présence.
Demeurer fermement en tant que cela.
Nous somme paix peu importe les circonstances de vie,
Nous sommes amour quoi que vive l'organisme,
Laisser le mental reposer au sein de la Présence.
il doit pour cela apprendre à ne pas tenir compte des plaintes, des résistances ou bien des peurs.
Simplement laisser advenir ce qui doit advenir.

Lorsque nous demeurons en tant que Présence, les pensées se reposent en notre cœur.
Lorsque nous nous établissons en tant que Présence, paix et amour s'écoulent,
un rayonnement naturel qui épouse l'organisme.
L'organisme vit alors aussi qu'il est paix et amour
la Réalité est Une.
Gratitude.

Marion

Regard

Il est un autre regard que celui des yeux
Cet autre regard n'appartient pas au monde,
Il n'est pas de l'ordre d'un sens du corps.
Il n'est pas une sensation, une perception, une pensée, une image, un évènement..
Il est ce qui constate, ce qui embrasse tout ce qui est perçu.
Ce Regard est silence, paix que rien n’altère,
Il est sans volonté, sans intention, sans projection,
Il est accueil intemporel, embrassée inconditionnelle, ouverture totale.
Sa nature même est Source et Vie,
Essence et expressions,
Conscience pure.
La peur survient en raison de la dualité, de l'impression de séparation entre la Conscience et le monde.
Ce que nous voyons comme le monde est en réalité notre propre conscience.
Ses qualités intrinsèques sont paix, amour, lumière, liberté.
Devenir un avec vous-même en tant que Conscience soigne, libère.
"En" Conscience, la liberté seule demeure.
 

Marion

L'entrée dans le courant

La réalisation qu'il n'y a pas de "moi auteur" aux actions, ou, dit différemment pas d'individu séparé, est ce que l'on appelle "l'entrée dans le courant".
Cette réalisation n'est pas une fin comme la plupart des chercheurs ont tendance à le "penser".
Elle est au contraire un commencement : le commencement de la vie en fonction de notre vraie nature.
Comme un enfant qui apprend à marcher, elle aura besoin d'être pleinement intégrée, incarnée dans la matière apparente.
Il y aura des balbutiements, des actions qui se poseront comme si il y avait encore quelqu'un aux commandes.
Ne croyez pas alors que le "moi" est revenu, que la réalisation a disparu ou que vous avez oublié ce qui a été perçu.
Il n'en est rien. L'ancien fonctionnement est simplement tenace. Il est comme une montre dont les aiguilles tournent toutes seules, sans avoir besoin d'actionner un quelconque bouton.
L'important est alors de ne pas "croire" à ce vieux rouage qui commence à rouiller, à s'effilocher.
Alors simplement et toujours revenir à l'instant : que suis-je réellement ?
Être cela.
Même si l'élément du rêve, "moi", ou l'histoire paraissent terriblement réels, denses il n'en est rien en vérité, cela n'est qu'une illusion.
Comment une illusion déjà perçue comme une illusion peut-elle redevenir réelle ? Cela n'est pas possible.
Viendront ensuite d'autres réalisations.
Vacuité, irréalité et transparence du monde, vide plein. Ne vous attachez pas aux réalisations de ceux qui partagent, n'en faites pas des buts à atteindre. La réalisation est Une mais les teintes qu'elle revêt diffèrent en fonction de chacun.
Lorsqu'il est d'abord perçu que je suis Conscience embrassant le monde, demeure subtilement un point d'où part l'expérience. Même si la conscience n'est pas de l'ordre d'un objet du monde elle n'en demeure pas moins sujet. Il y a subtile dualité.
Et puis un jour tout centre s'efface. Il y a absorption totale en ce qui est. La vacuité fusionne avec l'expérientiel, la vacuité épouse la forme.
Alors il est donné de réaliser à cet instant qu'il n'y a jamais eu deux, jamais aucune fusion en réalité. C'est une véritable grâce.
Il n'y a toujours eu qu'Un, une seule Substance, une seule Essence, Cela qui Est. Pas de centre, aucun point focal d'où part l'expérience, et des apparences, un monde qui en réalité ne sont pas.
Ne croyez pas alors que ces apparences, aussi illusoires soient-elles, sont exclues, rejetées ou niées.
Bien au contraire elles sont sans substance et à la fois sublimées, honorées, aimées, elles sont Essence même !
Cette réalisation là aura aussi besoin d'être intégrée, de maturer, d'imbiber l'expérience. Il y aura encore des balbutiements.
Mais toujours aucun retour en arrière possible.
A jamais il ne sera plus perçu que l'essence, sans personne pour percevoir.
Qu'il y ait joie ou peine n'y changera rien, qu'il y ait souffrance ou bonheur n'y changera rien, qu'il y ait tranquillité ou agitation n'y changera rien, qu'il y ait sensation ou croyance d'être quelqu'un n'y changera rien, qu'il y ait croyance en un monde ou non n'y changera rien.
Il n'est qu'Essence.
Cette Essence est l'Amour inconditionnel.
L'Amour Est ,
Eternel instant.
Il n'y a que Cela.    
Gratitude.